Le conseil municipal de Saint-James a procédé à la dénomination des rues du hameau de Saint-Benoît et de la zone d'activité de la Croix-Vincent.
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Le conseil municipal de Saint-James a procédé à la dénomination des rues du hameau de Saint-Benoît et de la zone d'activité de la Croix-Vincent.
La commune lancera les travaux de ces rues début mai. Si des personnes souhaitent prochainement se raccorder au gaz, qu'ils se manifestent auprès de la mairie, dans les meilleurs délais, sinon ils n'auront plus la possibilité de le faire avant 7 ans !
Contact : Erdf (Accueil Gaz naturel raccordement) 0 810 224 000
Saint-James, petite ville située aux confins de la Normandie et de la Bretagne, possède un riche passé
historique. De par la configuration de son terrain et sa situation sur un éperon rocheux, elle a joué jadis un rôle important dans notre région.
Les premiers hommes s’y sont installés (pour preuve le polissoir de Saint-Benoît). Plus tard, les Gaulois y ont construit un pagus dans la vallée du Beuvron. Les Romains y ont aussi marqué leur
passage (des monnaies ont été retrouvées dans les environs).

Mais l’histoire de notre cité est mieux connue à partir du Xème siècle.
Pour verrouiller de façon efficace la frontière avec la Bretagne, les premiers ducs Normands ont construit la Haye de Terre. Il s’agit d’un énorme talus haut de 4 mètres, de 9 mètres de large à
la base avec un fossé rempli d’eau de chaque côté. Cette levée de terre mesurait 1 300 mètres de long et joignait la vallée du Beuvron à celle de la Guerge.
Mais c’est à partir du XIe siècle que notre cité va prendre son essor.
Vers 1027 les ducs Robert le Magnifique (père de Guillaume le Conquérant) et Robert III (son oncle) élevèrent le Prieuré et son église dédicacée à Saint Jacques le Majeur et donnée à l’abbaye
royale de Fleury-sur-Loire.
Quarante ans plus tard, Guillaume le Conquérant bâtit le château (à l’emplacement de la place du calvaire actuel) et édifia les remparts. Pour renforcer la défense, il fit noyer la vallée du
Beuvron pour former trois étangs très profonds, séparés par des digues. Deux lignes de fortifications protégeaient Saint-James du côté de Pontorson à l’ouest. La ville était donc à l’abri des
invasions.
Peu à peu, la population de Saint-James va croître et le Moyen Âge va voir la pleine expansion de notre cité. Un commerce très fleurissant va faire notre renommée. Le bourg va devenir un bourg
drapier. Une cinquantaine de drapiers va fabriquer jusqu’à 5 000 draps par an. L’artisanat parallèle va se développer : la pelleterie, la tannerie, etc. Les moulins à blé, à tan, à foulon
vont tourner à plein rendement. Quatre foires annuelles voient le jour (il ne subsiste que la Saint-Mathieu ou Saint-Macé, qui a lieu le dernier lundi du mois de septembre).
Malheureusement, la peste en 1362-1364 va ralentir l’activité.
Au XVe siècle, la cité qui s’appelait jusqu’alors Saint-Jacques-du-Beuvron - va devenir Saint-James suite à l’occupation anglaise
(1378-1419). Au XVIe siècle, les guerres de religions affaiblissent la place forte (démantèlement du château en
1590).
Pendant la Révolution de 1789, la ville devient le siège de combat entre les Bleus et les Chouans bien implantés dans notre région. Saint-James s’appelle Beuvron-les-Monts.
A la fin du XIXe siècle, une usine vénitienne voit le jour à Saint-James. Elle va se développer et employer 300 ouvrières travaillant pour la
plupart à domicile. Le renom de cette industrie va atteindre Paris et la fabrique se verra récompenser par l’attribution d’une médaille d’or à l’exposition universelle de 1889. Les lanternes
seront expédiées hors de nos frontières, jusqu’au Japon.
L’arrivée de l’électricité sera la cause de la fermeture de l’usine en 1936.
Vers 1850, une industrie lainière va se développer et remplacer la fabrication des draps du Moyen Âge. Les filatures vont s’implanter aux Bas des Rivières et les Tricots Saint-James prennent le
relais de cette tradition. Aujourd’hui, l’usine est en plein développement sur la zone industrielle employant plus de 300 personnes qui travaillent sur des machines à la pointe du progrès. Les
Tricots Saint-James contribuent à la renommée mondiale de la ville.
À proximité de la cité sur la commune de Montjoie-Saint-Martin, le cimetière américain rappelle le souvenir de 4 410 soldats morts au cours de la libération de notre pays.
Lieu de passage depuis l’Antiquité, voie romaine au début du premier millénaire, chemin de Paradis pour les pèlerins du Mont Saint-Michel et aujourd’hui traversés par l’autoroute des estuaires (A84) Saint-James et son canton ont toujours attiré de nombreux visiteurs.
Point stratégique de défense contre les invasions bretonnes, la cité de Saint-James fut fondée par Guillaume
le Conquérant en 1067
sur un éperon rocheux. La ville se
positionne depuis comme un véritable observatoire de la Vallée du Beuvron et de la Baie du Mont Saint-Michel. Cité défensive jusqu’à la fin du XV è siècle, cité drapière du Xème au XVIII è
siècle, halte pour les pèlerins en direction du Mont Saint Michel, Saint-James offre à ses visiteurs un passé historique intéressant qui fait le plaisir de chaque promeneur.
Les entreprises et les nombreux artisans locaux participement au développement et au rayonnement de Saint-James. Quant aux Tricots Saint-James, fondés en 1889, ils perpétuent une longue tradition textile qui remonte au Moyen Age. Aujourd’hui la SA Tricots Saint-James est reconnue comme fabrique de vêtements français de qualité, authentique et de tradition, contribuant ainsi à la renommée mondiale de la ville. Les habitants de Saint-James sont les Saint-Jamais.